L’imposant versant abrupt du Thier de la Croix se dresse dans le paysage tel une muraille, sculptée dans le calcaire par le ruisseau de Bonne. Ce dernier possède aujourd’hui un cours aérien intermittent mais a érodé au cours des millénaires ce plateau calcaire. Les rochers ainsi mis en valeur et bien exposés à l’ensoleillement ont permis l’installation d’une végétation particulière, adaptée aux rochers calcaires secs et chauds. Là où un peu de sol a pu s’accumuler, la végétation y a évolué en prairie maigre, riche en floraison et attirant de nombreux insectes mais aussi en fourrés denses de prunellier, aubépine et sureau noir.
De nombreux tas de pierres jalonnent le site et rappellent que le plateau a été cultivé autrefois.
Réserve naturelle domaniale depuis 2000, le site couvre une quinzaine d’hectares.
Depuis 2014, les milieux ouverts sont, en partie, gérés par des moutons, renouant ainsi avec les pratiques ancestrales de la région.
Info et photo : Natagora